Bonjour tout le monde !

Et une nouvelle lecture d’engloutie ! Il s’agit d’un roman jeunesse, envoyé par Hélium il y a quelques semaines. J’avais très hâte de le découvrir car il était annoncé comme un beau succès outre-Manche et l’on parle même d’une adaptation par Benedict Cumberbatch ! Rien que ça ! Il s’agit du nouveau roman de Matt Haig, How to stop time.

Tom Hazard vient de postuler pour devenir professeur d’histoire dans un collège londonien. Il se tient résolument à l’écart des autres. Car Tom a un secret. Il est atteint d’anagérie, une condition qui survient à la puberté et provoque un vieillissement extrêmement plus lent que la normale. Il doit donc tout faire pour ne pas éveiller les soupçons et risquer de devenir un objet d’étude scientifique ou, pire, d’être tué. Il renonce ainsi, chaque fois que le danger se précise, à la vie qu’il s’est construite, recommençant tout à zéro ailleurs. C’est ainsi qu’il a dû abandonner sa fille, atteinte du même mal que lui. Depuis lors, il n’a qu’une idée en tête : la retrouver, morte ou vivante. Mais voilà qu’il est en train de tomber amoureux de Camille, une simple mortelle – lui qui sait que l’envie de se rapprocher d’elle est la pire chose qui puisse lui arriver…

Cet ouvrage, traduit de l’anglais par Valérie Le Plouhinec, nous embarque dans un voyage temporel étonnant. Le personnage principal emmène le lecteur avec lui chaque fois qu’il a un souvenir. Cela peut arriver en plein cours d’histoire, alors qu’il parle de Shakespeare, pour qui il a jadis joué du luth. Ces retours en arrière, souvent malheureux, lui provoquent des migraines terribles. Et le fantôme de Rose, son grand amour, est toujours aussi douloureux quatre siècles plus tard. Mais seul l’espoir de retrouver Marion, sa fille, le fait tenir. Marion et Camille, qui l’a d’ailleurs reconnu d’après une vieille photo d’un club parisien des années 20, dans lequel il était pianiste. Tom appartient à la Société des Albas, elle le « protège » depuis le 19ème siècle. Dès lors qu’il rencontre Heinrich, il doit changer de vie tous les 8 ans et recruter d’autres personnes atteints du même syndrome. En fin de compte, cette protection est-elle réellement bénéfique ? Tom s’interroge de plus en plus. Il survit mais ne vit pas, c’est certain. Et cette existence l’épuise grandement.

En bref, cette lecture fut très agréable. J’imaginais facilement le personnage principal lors des différentes époques qu’il a parcouru. Quelques chapitres historiques de plus ne m’auraient pas dérangé, bien au contraire ! Si adaptation il y a, elle devrait être grandiose !