Bonjour à tous !

Après un bon mois de lecture à déguster le tome 4 de la génialissime saga de Christelle Dabos : La Passe-Miroir, La tempête des échos, je viens enfin vous en parler ici. Bizarrement, j’ai laissé passé une bonne semaine entre la fin de ma lecture et l’écriture de cet article. Comme si je voulais prendre le temps de digérer le fait que ce volume est le dernier de la saga… Encore que, je n’arrive pas complètement à croire cette information. Au vue de la fin que nous a proposé l’auteure, je suis d’avis qu’il pourrait y avoir une suite. Mais c’est une question pour un autre jour. D’abord, place à mon avis sur ce tome 4 !

Les effondrements se multiplient, de plus en plus impressionnants : Babel, le Pôle, Anima, aucune arche n’est épargnée. Pour éviter l’anéantissement total il faut trouver le responsable. Trouver l’Autre. Mais comment faire sans même savoir à quoi il ressemble ? Plus unis que jamais, Ophélie et Thorn s’engagent sur des chemins inconnus où les échos du passé et du présent les mèneront vers la clef de toutes les énigmes.

Ophélie et Thorn se retrouvent au milieu du sac de noeuds qu’est l’Histoire d’Eulalie Dilleux et l’Autre. Comment cette dernière a éveillé le second et ce qu’il est réellement. Une chose est certaine, les effondrements et la disparition de milliers de personnes sont la conséquence de la cruauté de l’Autre. La cité de Babel, face à ces événements, semble perdre les pédales, lance un immense recensement et décide de renvoyer chez eux, tous les non-natifs de la cité. De nombreuses familles, des sans-pouvoirs, des gens vivant là depuis des décennies, sont soudain poussés dehors et embarqués de force dans des engins en direction d’autres arches. (L’un des paragraphes m’a énormément rappelé l’épisode de la rafle du Val d’Hiv pendant la seconde guerre mondiale… comme vous pouvez l’imaginer, la scène était très forte émotionnellement. Ce passage est également, à mon sens, un miroir de la société actuelle face aux immigrés). Malgré toute sa vigilance, Ophélie fait partie de cette foule, parquée dans un théâtre, en attente d’embarcation. La jeune fille, qui ne veut pas laisser Thorn à Babel, seul pour résoudre cette affaire, va tenter de faire entendre raison aux esprits de famille de Babel, alors présents dans le théâtre. Mais aucun des deux ne comprends la détresse d’Ophélie et ils ne se rebelleront jamais contre Lady Septima et les Lords de Lux. Avec l’aide d’Octavio (propre fils de Lady Septima) ainsi que de Blasius et d’un automate, elle parvient à s’échapper du théâtre. Mais alors, la seule suite logique à tout cela, selon Ophélie, est de se livrer à l’Observatoire des Déviations. En effet, Thorn y a été envoyé pour y contrôler les dépenses et d’après sa visite avec un médecin lors du recensement, Ophélie souffre d’une inversion qui l’empêche d’enfanter. Plusieurs éléments semblent pointer du doigts l’Observatoire, elle se doit alors d’aller l’explorer. De là, Ophélie parvient à retrouver Thorn mais n’est pas aussi libre qu’elle l’aurait cru. L’Observatoire est un endroit affreux malgré les apparences. Elle y découvre des pratiques outrageuses mais parvient également à éclaircir un peu plus l’Histoire d’Eulalie. Certains souvenirs de cette dernière viennent parfois à Ophélie, ce qui lui permet de comprendre de mieux en mieux cette femme qui lui ressemble tant.

La lecture de ce nouveau tome fut un délice. Comme à chaque fois, je prends un temps fou à le lire. Je déguste vraiment chaque mot, chaque paragraphe mais cette fois-ci, c’est la digestion qui a été plus difficile que d’habitude. Comme je le disais plus haut, savoir qu’il n’y aura pas de suite, ternit un peu la fin du récit. Quand bien même, c’était formidable de retrouver Ophélie et Thorn et d’enfin comprendre ce qu’il leur arrivait. Christelle Dabos est vraiment un génie pour créer des univers imaginaires riches et détaillées. Son récit est tout aussi puissant et époustouflant que ses personnages et leurs aventures ! Merci pour cette saga, merci pour cette histoire fabuleuse et je l’espère, à bientôt pour un nouvel ouvrage ? (finger crossed !).