Un parfum d’herbe coupée – Nicolas Delesalle

janvier 29
2 Commentaires

Bonjour,

ce mois-ci j’ai eu la chance de choisir un ouvrage parmi les nouveautés parues au Livre de Poche. La sélection de janvier contenait 15 titres très variés, dont plusieurs me tentaient beaucoup. Mais j’ai fini par choisir le premier ouvrage de Nicolas Delesalle, Un parfum d’herbe coupée. Je l’avais repéré le mois dernier en travaillant les nouveautés de janvier, celui-ci sortant en poche et le second roman de l’auteur sortant « tout court » (Le goût du large chez Préludes éditions). Je l’ai reçu la semaine dernière et l’ai commencé à la suite du tome 2 de Vango. Sa lecture n’a pas duré plus de 3 jours, même si j’ai bien pris mon temps.

Chaque chapitre d’Un parfum d’herbe coupée raconte un souvenir, une anecdote, une sensation du passé. Ces morceaux de vie appartiennent à Kolia, jeune papa trentenaire qui s’interroge sur ce qui lui reste de son enfance. Pour ne pas oublier ni être oublié, il écrit à sa future arrière-petite-fille, qu’il nomme Anna pour plus d’authenticité.
La dernière fois qu’il a vu son grand-père atteint de la maladie d’Alzheimer, ce dernier lui a dit, le plus sérieusement du monde: Tout passe, Kolia. Tout passe, tout casse, tout lasse. Et depuis, cette phrase hante l’esprit du jeune homme. Il a peur de ne rien laisser de significatif après son départ. Alors il essaie de se rappeler ce qui a marqué son enfance. Son chien loup Raspoutine, la route des vacances toujours de nuit, sa première pelle avec Inès dans une chambre inconnue, la découverte du clip de Thriller annoncé par Michel Drucker à la télé, la mort d’un ami l’été de leur 18 ans, tant de choses qui l’ont construit tel qu’il est aujourd’hui, père à son tour de deux petites filles.

Ce premier roman est une réussite pour moi : il émeut, fait rire, sourire, rend nostalgique. L’écriture est limpide et rythmée. En même temps qu’il replonge dans ses souvenirs, l’auteur nous embarque avec lui. Bien que je ne sois pas de la même génération, certaines anecdotes m’ont touché car elles m’ont ramené dans mes souvenirs. Les références musicales, cinématographiques, publicitaires sont normalement évocatrices pour tous lecteurs français, comme des petits clins d’oeil du passé. C’est comme si l’on regardait une nouvelle fois un album de photos de famille, en reconstituant chaque histoire qui correspond à un arrêt sur image.
Et, c’est idiot mais j’ai adoré le fait que Nicolas Delesalle ait réussi à placer Tyrion Lannister dans son récit ! En bref, je suis une fois de plus ravie de mon choix dans la sélection des sorties de janvier aux éditions du Livre de Poche et je les remercie pour cet envoi ! Bonne journée.

  1. mathilde

    janvier 29

    Tu m’as donné envie de le lire !

  2. Yna

    janvier 30

    J’adore les romans qui rendent un peu nostalgique 🙂

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