Hello !

Cette semaine, j’ai passé la nuit avec Paul et Elizabeth ! Une nuit dans la chambre de la reine d’Angleterre, où confidences et anecdotes ont été partagées ! Tout cela réunit dans le dernier roman de David Lelait-Helo, publié aux éditions Anne Carrière : Un oiseau de nuit à Buckingham.

La reine d’Angleterre, quatre-vingt-dix ans, s’est endormie dans sa chambre de Buckingham Palace, entourée de ses corgis – en peluche. Elle s’éveille en sursaut. Assis sur son lit, un homme. Qui est-il ? Que lui veut-il ? S’instaure un dialogue entre deux êtres que tout sépare. Le temps d’une nuit, la reine dépose sa couronne et délie sa parole. « Nous sommes tous des prisonniers », réplique-t-elle à cet homme entravé. Sommes-nous libres ? Vivons-nous enchaînés à notre destin ? Un dialogue à bâtons rompus entre émotion et fantaisie, souvent surréaliste, so british.
Cette nuit magique, inspirée d’un fait réel, est une parenthèse rêvée et folle, une invitation à vivre pleinement sa vie.

Voici un roman court tout à fait délicieux. Qui de mieux pour partager un moment que la reine d’Angleterre ? Si comme moi, l’Histoire et les familles royales vous intriguent, le récit de David Lelait-Helo sera un régal. A la fois autoritaire, malicieuse et drôle, Elizabeth se dévoile au contact de Paul, quarantenaire perdu, que la vie semble avoir mâché et recraché. Il pensait confronter la reine sur le Brexit et lui montrer les inégalités de ses sujets, mais c’est finalement elle qui va lui ouvrir les yeux et lui faire comprendre qu’elle n’est pas aussi libre qu’il le croit et que sa vie est loin d’être parfaite. En chemise de nuit, dans son lit, la vieille dame dévoile des secrets et des anecdotes de sa famille et de sa situation que personne n’oserait imaginer.

« Non, je vous jure, quel pays ! Comment avons-nous pu nourrir du même lait Margaret Thatcher, les Beatles, les Rolling Stones et les Sex Pistols ? Notez bien que nous ne sommes pas à un paradoxe près… Nous mangeons le fromage après le dessert, nous ne faisons pas la bise mais nous arrosons de darling, honey et my love, nous nous excusons et pratiquons le doux euphémisme à longueur de journée, nous sommes intransigeants mais rions de nous, nous roulons à gauche depuis qu’au Moyen-Age les cavaliers avaient trouvé plus aisé de se croiser sans que leur épées portées à la jambe gauche se heurtent… Et je passe sur notre goût de l’absurde et de l’irrationnel. Tenez, savez-vous pourquoi depuis Charles II nous conservons six corbeaux à la Tour de Londres ? »

Pour connaître la réponse à cette question, il va vous falloir lire l’ouvrage !
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