Un funambule sur le sable – Gilles Marchand

septembre 29
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Bonjour !

J’ai terminé hier soir le très bel ouvrage de Gilles Marchand publié aux Forges de Vulcain, envoyé par Mathilde (un énorme merci pour cette découverte). Ce titre parut pour la rentrée littéraire 2017 se nomme Un funambule sur le sable et m’a ravi tout au long de sa lecture.

Naître avec un violon dans la tête, c’est impossible ? C’est pourtant ce qui est arrivé à Stradi. De ses premières années d’école à son arrivée dans le monde professionnel, il souffre de l’incompréhension, de la maladresse ou de l’ignorance des adultes et des enfants qui partagent son quotidien. A ces souffrances, il oppose un optimisme invincible. De petites victoires en désillusions, il apprend à vivre dans un monde qui ne semble pas fait pour lui.

Le personnage de Stradi le narrateur, ce garçon avec le violon dans la tête est terriblement attachant ! Il affronte sa vie pas toujours facile avec un regard très poétique, très doux. Son violon fait de lui quelqu’un de différent et le met dans la case « à part » de notre société. Malgré cela, l’enfant grandit avec un caractère facile et une vision touchante du monde qui l’entoure. Grâce à son violon, il a le don de communiquer avec les oiseaux. La musique les rapproche. Mais les humains ne comprennent pas ce lien et vont rapidement caractériser Stradi d’anormal. Il imagine aussi que les objets peuvent avoir des sentiments et se demande parfois ce que peuvent ressentir un lampadaire ou un téléphone qui ne sonne plus depuis longtemps. Au fil des années, il va apprendre à faire taire son violon en public, à ne pas montrer sa différence. C’est pourtant une grande partie de lui-même qu’il doit cacher. Seul son ami Max, lui aussi « handicapé », comprend sa souffrance. Il remarquera que seul l’océan peut endormir son violon. Il y part alors quelques années, après avoir quitté le lycée pour essayer d’être quelqu’un « comme tout le monde ». Pour n’avoir rien d’autre dans la tête que des idées et des souvenirs. Il part également pour tenter d’oublier Lélie, l’amour de sa vie. L’océan est fort et puissant mais il ne parviendra pas à rendre heureux notre personnage. C’est alors que celle qu’il aime et qu’il croyait perdue, refait surface et leur vie à trois (violon compris) va commencer.

extrait
Quant à moi, ces emballages froissés et repassés qui enfermaient des cadeaux oubliés, me fascinaient. C’était une belle métaphore de notre société où tout était dans l’apparence. On offrait, on s’extasiait, on acceptait, on déballait, on se réjouissait, on souriait et on oubliait. Le souvenir du cadeau, du temps passé à le préparer ou à l’ouvrir, tout cela était éphémère. Et j’avais parfois l’impression que Max et moi étions des cadeaux mal emballés, des papiers froissés et vaguement encombrant que l’on s’efforçait d’oublier. 

Quelle superbe lecture ! Je l’ai vraiment savourer pour la faire durer au maximum. L’écriture de Gilles Marchand, que je découvrais, est légère, imagée, poétique. Le funambule sur le sable raconte la vie d’un garçon pas comme les autres et c’est tant mieux. Alors, une nouvelle fois, merci Mathilde et le groupe Anne Carrière pour cet envoi. Et chers lecteurs, je vous recommande cet ouvrage à 200%. Bonne journée à tous. Ps: notez aussi la très belle couverture 😉

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