Tortues à l’infini – John Green

mai 14
1 Commentaire

Bonjour bonjour !

Je viens vous parler ce matin de ma dernière lecture, envoyée par On lit plus fort pour Gallimard Jeunesse. Je suis toujours aussi reconnaissante envers cette grande maison d’édition qui m’envoie régulièrement ses nouveautés. Et même si cela fait déjà plusieurs années, je suis toujours aussi étonnée de leur confiance car mon blog n’est pas immense comparé à d’autres. Bref, encore une fois, un grand MERCI pour ces services de presse. Celui dont je vous parle aujourd’hui était très très attendu dans le monde de la littérature jeunesse et des romans ados : il s’agit du nouvel ouvrage de John Green, l’auteur du maintenant culte Nos étoiles contraires. Il revient avec Tortues à l’infini, un beau et percutant récit sur les maladies mentales à l’adolescence. L’objet livre en lui-même est déjà une sacrée réussite, sa couverture est d’une matière particulière, que l’on a (presque) envie de caresser.

Aza, seize ans, n’avait pas l’intention de tenter de résoudre l’énigme de ce milliardaire en fuite, Russel Pickett. Mais une récompense de cent mille dollars est en jeu, et sa Meilleure et Plus Intrépide Amies Daisy a très envie de mener l’enquête. Ensemble, elles vont traverser la petite distance et les grands écarts qui les séparent du fils de Russel Pickett : Davis. Aza essaie d’être une bonne détective, une bonne amie, une bonne fille pour sa mère, une bonne élève, tout en étant prise dans la spirale vertigineuse de ses pensées obsessionnelles. Aza, Daisy, Davis, trio improbable, trouvent en chemin d’autres mystères et d’autres vérités, celle de la résilience, de l’amour et de l’amitié indéfectible. 

John Green a passé des années sur l’écriture de ce livre. Il est très important pour lui car il s’inspire de sa propre maladie et de sujets aussi universels qu’intimes : la difficulté à vivre et la quête d’identité. En effet, Aza est submergée par des pensées intrusives. Elle a peur des microbes et d’être infectée jusqu’à une mort certaine. Cette peur lui vient probablement de la mort soudaine de son père, quelques années auparavant. De ce fait, elle est auto-centrée et ne voit pas qu’autour d’elle, d’autres personnes souffrent et demandent son aide. Son amie Daisy tente de lui faire passer le message dans ses fan-fictions autour de l’univers de Star Wars, elle a même créé un personnage rappelant fortement Aza. Mais malgré ses efforts, la jeune fille ne parvient que rarement à faire taire cette voie qui l’incite à boire du gel anti-bactérien pour se nettoyer…

Ce roman est prenant, la spirale dans laquelle tombe régulièrement Aza nous aspire nous-aussi grâce à l’écriture forte de John Green. On en vient à se poser les même questions qu’Aza et à avoir peur de tout ce qui nous entoure. Mais il parvient aussi à nous faire rire et pleurer et l’on passe un beau moment dans ce récit qui compare les pensées obsessionnelles aux tortues qui portent le monde sur leur carapace. A lire !

  1. Sam

    mai 14

    J’ai également beaucoup apprécié cette lecture que j’ai trouvé émouvante. John Green est un auteur qui sait me toucher à chaque lecture.
    https://thecosmicsam.com/2018/01/28/tortues-a-linfini-john-green/

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