Les mystère de Larispem – Lucie Pierrat-Pajot

août 23
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Salut salut !

Après Les intéressants de Meg Wolitzer la semaine dernière, j’ai enchaîné avec un roman pour adolescents paru en avril dernier, que les éditions Gallimard Jeunesse m’ont envoyé cet été. Cette fois, pas un seul moment d’ennui, j’étais plutôt du genre à me freiner pour ne pas le finir trop rapidement. Cette lecture a reçu le Prix du premier roman jeunesse organisé par Gallimard, Télérama et RTL. Vous l’avez vu passé dans mes dernières réceptions, il s’agit bien des Mystères de Larispem de Lucie Pierrat-Pajot. Ce premier volume s’appelle Le sang jamais n’oublie.

Résumé de l’éditeur :
Larispem, 1899.
Dans cette Cité-État indépendante où les bouchers constituent la caste forte d’un régime populiste, trois destins se croisent… Liberté, la mécanicienne hors pair, Carmine, l’apprentie louchébem et Nathanaël, l’orphelin au passé mystérieux. Tandis que de grandes festivités se préparent pour célébrer le nouveau siècle, l’ombre d’une société secrète vient planer sur la ville. Et si les Frères de Sang revenaient pour mettre leur terrible vengeance à exécution?

Dans ce récit construit pour être une saga, l’auteur transforme le Paris du XIXème siècle en une ville-état, autonome, futuriste, tout simplement révolutionnaire. Napoléon III et la noblesse ont été renversés et chassés de la ville. La tour Eiffel n’a jamais été construite, Notre-Dame a été transformée en aérogare et le Sacré-Coeur est remplacé par la Tour Verne, où réside et travaille le célèbre auteur, Jules Verne. Un bon nombre de ses inventions peuplent d’ailleurs la ville, ainsi on peut croiser des vélos, des calèches mais aussi des vapomobiles, des automates publicitaires ou assurant la sécurité ou encore des ballons dirigeables.

Le pouvoir a été renversé par le peuple, représenté par le Taureau : trois figures héroïques, maintenant au gouvernement. Parmi eux, un louchébem. La caste des bouchers est la plus importante dans ce Paris post révolution. Ils sont en majorité, à la fois craints et admirés et ont même créés leur propre langage (inspiré du véritable argot des bouchers français). Ainsi Paris devient Larispem : une cité-état, en dehors de la France, qui tend à éliminer toutes les inégalités entre le peuple (riches, pauvres, hommes, femmes).
Et l’on assiste aux effervescences de cette fin de siècle aux côtés de trois adolescents : Liberté – mécanicienne talentueuse ; Carmine – jeune louchébem noire ; Nathanaël – orphelin qui n’arrive pas à décider ce qu’il veut faire de sa vie. Pour ne pas trop en dévoiler, je dirais simplement que ces personnages sont spéciaux. Les deux filles sont amies et vont voir leur routine chamboulée par plusieurs éléments tels que des automates sabotés. Et le jeune garçon se découvre un passé et un possible avenir qui ne l’enchante pas.

Quelle réussite ! Comme je le disais plus haut, j’ai eu du mal à ralentir ma lecture pour la faire durer. Je me console en pensant qu’il y aura une suite. Ce prix est amplement mérité. J’ai beaucoup apprécié cet univers rétro-futuriste imaginé par l’auteur et inspiré des ouvrages de Jules Verne. Et même si j’ai eu un peu de mal à prononcer certains mots, le langage des bouchers m’a impressionné. Les personnages sont attachants, intéressants, étonnants. J’ai hâte de les retrouver. Merci On lit plus fort pour cet ouvrage que j’ai dévoré.

  1. Il est encore dans ma PAL mais j’ai très hâte de le lire 🙂

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