Le facteur – Denis Thériault

juin 2
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Hello,

aujourd’hui ce n’est pas un mais bien deux livres dont je viens vous parler ! Cette semaine, j’ai lu les deux ouvrages de Denis Thériault, reçus grâce à Mathilde et publiés en France aux éditions Anne Carrière. Le facteur émotif sorti en 2015 et La fiancée du facteur sorti en 2017. Il s’agit d’une mini saga mettant en scène Bilodo, facteur canadien de 27 ans et Tania, serveuse bavaroise de 23 ans. Leurs histoires se croisent, se mêlent et s’emmêlent dans un récit poétique, avec ce grain de folie qui fait que l’on ne s’ennuie pas, bien au contraire.

Bilodo, jeune homme réservé et solitaire, mène une vie plutôt calme. Il adore son métier, en dépit des innombrables marches qu’il doit grimper chaque jour. Il a sa propre technique pour triller le courrier et sa routine journalière lui convient parfaitement. Chaque jour à midi pile, il entre au café Madelinot pour y déjeuner. L’une de ses rares passions est la calligraphie, l’autre est son compagnon d’appartement, Bill, un poisson rouge. Robert, collègue des Postes, est son « meilleur ami » bien que les deux hommes soient diamétralement opposés en tous points. Mais depuis quelques années, Bilodo s’adonne à un vice  : lorsqu’il découvre une lettre personnelle dans le courrier, au milieu des factures et des publicités, il l’emporte le soir avec lui, la lit à l’abri de son appartement et ne la poste que le lendemain matin. Il suit comme cela des échanges intimes, personnels et bien plus passionnants que sa propre vie. Mais parmi toutes les lettres qu’il ouvre, celles qu’il préfère sont celles de Ségolène, une institutrice guadeloupéenne qui correspond avec Gaston, professeur de littérature. Les deux inconnus échangent de la poésie. Sur chacune des lettres de la jeune femme, un haïku. Et ces trois petites phrases emportent Bilodo dans un tout autre monde. Il se met à les collectionner et attend impatiemment le prochain poème en provenance de la Guadeloupe. Jusqu’au moment où le véritable destinataire, Gaston, décède d’un terrible accident, le dernier jour du mois d’Août, en plein orage, sous les yeux du facteur. La vie de Bilodo va alors basculer elle aussi…

Tania est allemande, expatriée depuis quelques années à Montréal et serveuse adorée de sa clientèle au café du Madelinot. La jeune femme est venue au Canada pour un garçon, qui s’est finalement avéré être une déception. Mais la ville lui a plu et elle a décidé de rester. Tania est réservée et pas du tout téméraire à l’inverse de son amie Noémie qui croule sous les demandes amoureuses. Tania elle, voit chaque jour l’homme qu’elle aime sans jamais oser le lui dire. Elle imagine une relation, se fait des films mais ne se déclare jamais. Cet homme la connait, il vient tous les jours à midi pile au Madelinot mais elle ne saurait dire ce qu’il pense d’elle. Il est si discret et solitaire… Pourtant un jour, le dernier du mois d’Août, il ne vient pas déjeuner. Et dès lors, il ne semble tout à fait le même.

Les personnages de Denis Thériault sont attachants et touchants. Ils font des erreurs mais leur excuse est souvent l’amour, la folie, le romantisme, alors on leur pardonne. Ce récit à deux voix, sur deux livres différents s’entrecoupe pour ne former qu’une seule et belle histoire, bien ficelée, bien pensée qui étonne et passionne. J’ai beaucoup apprécié ces lectures, elles sont parfaites pour la saison et permettent une pause poétique et romantique. Je recommande.

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