L’anneau de Claddagh, tomes 1 & 2 – Béatrice Nicodème

avril 29
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Bonjour !

Today, ce n’est pas un mais deux livres présentés sur le blog ! Je les ai lu à la suite l’un de l’autre cette semaine, ce sont les deux premiers volumes de la trilogie L’anneau de Claddagh de Béatrice Nicodème, publiés chez Gulf Stream éditeur. Le troisième tome devrait sortir en octobre 2016. Comme ma belle photo vous le montre, les couvertures des trois tomes se complètent. L’illustration a été réalisée par Miles Hyman. Cette série s’adresse aux ados de 13-15 ans, mais je dois bien l’avouer, j’ai accroché sans problème, malgré mon grand âge !

Le récit se déroule dans les années 1846-1847, d’abord en Irlande puis sur l’océan Atlantique, à bord du Lady Charlotte. Keira Shannon a 18 ans, elle est femme de chambre pour la famille du lord anglais Winterbottom. Elle n’a pour seule famille que sa mère, cuisinière au manoir et deux objets légués par sa grand-mère : un violon et un anneau de Claddagh qu’elle porte autour du cou. Elle ne l’a jamais connu car celle-ci est décédée le jour de sa naissance mais la jeune fille se sent beaucoup plus proche d’elle que de sa mère, qui ne semble pas avoir une once de tendresse maternelle. D’après Morna Shannon, la mère, leurs vies sont toutes tracées, elles resteront au service des autres jusqu’à leur mort. Keira ne s’était alors jamais permis de rêver à autre chose jusqu’à sa rencontre avec Arthur, fils d’un grand propriétaire anglais. Leur relation et les sentiments nouveaux qui en découlent vont chambouler la vie de la jeune fille.
Mais tandis qu’elle est nourrie et logée par ses employeurs, la majorité des Irlandais meurent de faim et de froid. Deux années de suite, les récoltes de pomme de terre ont été contaminées par le mildiou. De nombreux paysans se sont alors retrouvés sans ressources pour payer leur loyer et acheter de la nourriture. C’est la plus grande famine qui ait jamais frappée l’Irlande. Les Anglais, venus s’installer sur l’île pour marquer leur autorité, ne se sont pas sentis concernés. Pour essayer de recommencer ailleurs, beaucoup d’Irlandais se sont exilés aux États-Unis.

Les choses se gâtent pour Keira chez les Winterbottom. Sa mère meurt du typhus ;  Clémentine, la fille unique du Lord, est follement amoureuse d’Arthur et soupçonne Keira de le lui voler. Elle va tout mettre en place pour nuire à la jeune fille, qui fut sa compagne de jeux lorsqu’elles étaient plus jeunes. De plus, Arthur, qui avait promis d’emmener Keira en Amérique, part précipitamment, sans l’en informer. Keira est perdue, elle pleure la mort de sa mère ainsi que la famille Dugan qu’elle a tant bien que mal essayer de sauver de la famine. Et par-dessus tout, elle est accusée de vol par sa maîtresse, à tord. Elle décide donc de partir pour Galway où elle prendra le premier bateau en partance pour New York. Mamina sa grand-mère, la protège à travers l’anneau de Claddagh. Keira sait qu’elle n’est jamais seule et cela lui donne la force d’affronter l’Atlantique pour aller retrouver son amour.

Le tome 2 raconte la vie de Keira sur le Lady Charlotte, navire qui doit l’amener jusqu’à New York. Malgré tous les obstacles auxquels elle doit faire face, la jeune fille se lie d’amitié avec ses compagnes de couchette Martha et Mary. L’une est une jeune veuve enceinte, l’autre une vieille dame qui part retrouver son fils en Amérique. De suite, elles prennent soin les unes des autres, se confient et apprennent ensemble à vivre sur ce « cercueil flottant ». La traversée dure plus d’un mois, durant lequel Keira doit affronter un homme vicieux, qui ne la lâche pas d’une semelle. Mais elle retrouve aussi Galvin, le plus jeune des enfants Dugan. Celui-ci, très débrouillard, est parvenu à s’introduire clandestinement sur le bateau, avec l’aide du calier qui l’avait à la bonne. Keira n’est plus si seule finalement. Et elle commence à comprendre le pouvoir de l’anneau de sa grand-mère : lorsqu’elle est en danger, il est glacé et lorsqu’elle est sur la bonne voie, il devient brûlant. La jeune fille ne se fie plus qu’à ces indices pour avancer. Et malgré bien des détours, elle est toujours déterminée à retrouver Arthur.

Cette série historique est très plaisante à lire. On entre très facilement dans le récit et on essaye d’avancer aux côtés de Keira. Amitié, amour, drame, mystère et magie sont au rendez-vous. Cette aventure touchante et réaliste retrace le périple des immigrants irlandais, au 19ème siècle. Comme Keira, le lecteur n’a pas le temps de souffler, il n’y a pas de temps mort et c’est tant mieux.

PS : accroché aux rabats du tome 1, on retrouve l’anneau de Claddagh, un petit goodies qui plait généralement.

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