Debout-Payé – Gauz

novembre 16
1 Commentaire

Bonjour,

j’avais prévu de poster cet article samedi matin, mais avec tout ce qui se passait, j’ai décidé de le décaler. Chers lecteurs parisiens, j’espère que vous et vos proches allez bien. Je n’ai certainement pas les bons mots pour le dire mais je suis de tout coeur avec vous dans cette épreuve. En ce lundi matin, il faut essayer de continuer, courage. Et je vais continuer à parler de livres car il n’y a pas mieux pour s’évader.

Ce mois-ci, grâce au Livre de poche, j’ai pu choisir un ouvrage parmi une sélection de nouveautés et je me suis décidée sur Debout-payé de Gauz, originalement publié au Nouvel Attila. J’en avais entendu parler sur des salons et sur la blogosphère, alors je me suis laissée tenter.

Ce livre est un peu particulier, on ne peut pas vraiment le qualifié de roman bien qu’on retrouve tout de même certains personnages en fil rouge tout au long du récit. L’auteur a choisi de se concentrer sur le métier de vigile en France des années 70 à nos jours, en racontant sa propre expérience et celle de ses personnages, pour la plupart africains immigrés. Le livre est truffé d’anecdotes sur ce métier qui consiste à rester debout pour gagner sa vie. D’où le « debout-payé » utilisé en titre. Les scènes se déroulent généralement à Paris, dans des grands magasins de l’avenue des Champs Elysées ou bien dans une ancienne usine à farine sur les bords de Seine. Les personnages ont souvent un lien entre eux même entre les différentes générations. La MECI (maison des étudiants de Côte-d’Ivoire à Paris) est le point central où tous convergent, à un certain moment de leur vie.

Voici le résumé au dos du poche :

« Debout-payé : désigne l’ensemble des métiers où il faut rester debout pour gagner sa pitance. » De son expérience de vigile au Camaïeu de Bastille et au Sephora des Champs-Elysées, Gauz a tiré un roman puissant, intelligent et satirique où il dénonce notre indifférence à l’égard des immigrés. À travers différents personnages, dont Ossiri, un étudiant ivoirien sans papiers devenu « debout-payé », il raconte l’épopée de l’immigration africaine en France et son histoire politique et coloniale. De son regard acéré, le vigile scrute avec ironie, colère et humour l’évolution de son métier et de notre société. Le portrait implacable d’un consumérisme effréné. 

Ce livre est audacieux et totalement imprévisible. Je ne savais pas du tout où j’allais en commençant cette lecture mais je suis contente de l’avoir choisie car c’est un très bon texte, où se mêle humour, ironie et parfois honte de nos comportements de consommateurs, et qui nous permet d’entrevoir le mode de vie des sans papiers.

  1. Maitetxu

    février 7

    Je l’ai offert à une amie pour son anniversaire. Et je suis bien contente de voir qu’il t’a plu !

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